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Le point de départ, sans jargon

Les GLP-1,
c’est quoi au juste ?

Votre corps fabrique déjà du GLP-1.

C’est une hormone libérée par l’intestin après un repas. Elle participe à la sensation d’être rassasiée, à la digestion, et à la façon dont le corps gère le sucre dans le sang.

01Le GLP-1

Une hormone naturelle, pas le nom d’un médicament.

02Les traitements

Wegovy, Ozempic et Mounjaro prolongent certains de ses signaux.

03Cette page

Vous montre simplement ce qui se passe, du repas au suivi.

Voir le mécanisme
Par Céline BergeronMis à jour le 3 août 202613 min de lecture
01 — 05

Maintenant que la base est claire

Suivez le mécanisme, dans l’ordre.

Un petit repas et de l’eau représentent le point de départ du signal naturel GLP-1
Le repas déclenche le signal naturel
01

Après un repas

Le corps envoie déjà son propre signal.

L’intestin libère naturellement du GLP-1. C’est le point de départ du mécanisme.
Comprendre pourquoi
Le GLP-1 participe notamment aux signaux de satiété, à la digestion et à la réponse du pancréas lorsque le glucose augmente.
Le signal GLP-1 relie l’intestin, le pancréas, l’estomac et le cerveau
Intestin → estomac → pancréas → cerveau
02

Le signal circule

Plusieurs organes reçoivent le message.

Cerveau, estomac et pancréas reçoivent ce même signal et réagissent ensemble, plutôt que chacun de son côté.
Comprendre pourquoi
Au niveau du cerveau, il participe à la satiété. La digestion peut ralentir et le pancréas adapte sa réponse lorsque le glucose augmente.
Une personne prépare un stylo injectable hebdomadaire
Une absorption progressive après l’injection
03

Le jour du traitement

Le médicament prolonge une partie de ce message.

Après l’injection, la molécule est absorbée progressivement. Elle n’agit pas comme un interrupteur immédiat.
Comprendre pourquoi
Le sémaglutide active la voie du GLP-1. La tirzépatide active les voies du GIP et du GLP-1. Leurs doses ne sont pas interchangeables.
Une personne observe un inconfort digestif et garde de l’eau à proximité
Observer son ressenti sans le banaliser
04

Dans les jours qui suivent

La faim et la digestion peuvent évoluer.

On peut se sentir rassasiée plus tôt. Des troubles digestifs peuvent aussi apparaître. Ce qu’on ressent varie beaucoup d’une personne à l’autre.
Comprendre pourquoi
Une nausée, un reflux ou une constipation importante ou persistante ne doivent pas être banalisés. Il faut demander conseil à un professionnel.
Une professionnelle de santé échange avec une personne pendant le suivi du traitement
Faire le point avec un professionnel de santé
05

Au fil des semaines

Le suivi donne du sens à ce qui change.

Ce que vous supportez, ce que vous ressentez et ce qui évolue sont revus au fil du temps. La dose ne se décide pas sur une seule impression.
Comprendre pourquoi
Le traitement ne garantit ni une perte de poids précise, ni une prise en charge. L’indication, la dose et le suivi restent des décisions médicales.

Mettre les bons mots au bon endroit

Même famille.
Pas le même traitement.

Une voie : GLP-1

Wegovy et Ozempic

Même molécule, mais pas la même indication ni les mêmes doses.

Voir les doses de Wegovy →

Vous avez l’essentiel

Et maintenant ?

Ces repères sont généraux. Ils ne permettent pas de choisir un traitement ou une dose et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Pour aller plus loin

Le guide complet, sans raccourci

Vous avez compris l’essentiel. Retrouvez maintenant les indications, les traitements, les précautions et les effets possibles, chapitre par chapitre.

Comprendre le mécanisme

01En bref

En bref

Le GLP-1 est une hormone que votre intestin fabrique déjà, à chaque repas. Les traitements dont tout le monde parle sont des molécules conçues pour agir sur cette voie en restant actives beaucoup plus longtemps. Elles agissent sur la glycémie, ralentissent la digestion et modifient les signaux de faim envoyés au cerveau. Ce sont des médicaments sur ordonnance, avec des effets indésirables réels et un cadre d'utilisation précis. Les résumer à de simples coupe-faim est réducteur, et leur effet n'est pas automatique.

02Le GLP-1 est d'abord une hormone que vous fabriquez déjà
Le signal GLP-1 circule entre plusieurs organes

Le GLP-1 est d'abord une hormone que vous fabriquez déjà

Le GLP-1, pour « glucagon-like peptide-1 », est une hormone produite par votre intestin. Elle est libérée quand vous mangez.

Elle appartient à la famille des incrétines, des hormones digestives qui envoient un message au reste du corps au moment du repas. Une deuxième incrétine porte le nom de GIP, pour « glucose-dependent insulinotropic polypeptide ».

Ensemble, elles font trois choses :

  • elles demandent au pancréas de libérer de l'insuline quand la glycémie monte, et seulement à ce moment-là ;
  • elles ralentissent la vitesse à laquelle l'estomac se vide ;
  • elles signalent au cerveau que vous avez assez mangé.

Chez tout le monde, ces hormones sont détruites en quelques minutes. Leur effet est bref, le temps d'un repas. C'est ce qu'on appelle l'effet incrétine.

03Ce que fait le médicament
Préparation d’une injection hebdomadaire

Ce que fait le médicament

Un médicament « analogue du GLP-1 », aussi appelé « agoniste du récepteur GLP-1 », est une molécule fabriquée pour ressembler à cette hormone et se fixer au même endroit qu'elle, mais en restant active bien plus longtemps.

C'est toute la logique de l'injection hebdomadaire : une molécule conçue pour tenir une semaine, au lieu de quelques minutes.

Concrètement, quatre effets se combinent :

  1. La glycémie est mieux régulée. L'insuline est libérée en fonction du taux de sucre dans le sang, ce qui limite le risque d'hypoglycémie quand le médicament est pris seul.
  2. La production de glucagon diminue, ce qui réduit le sucre relâché par le foie.
  3. L'estomac se vide plus lentement. La satiété dure plus longtemps après le repas. C'est aussi la cause principale des nausées et des remontées acides.
  4. Les signaux de faim envoyés au cerveau changent. Les récepteurs concernés sont présents dans les zones cérébrales qui régulent l'appétit. Beaucoup de personnes décrivent la disparition de ce qu'elles appellent le « bruit de la nourriture », ces pensées permanentes autour du prochain repas.

Se repérer dans les traitements

04Le cas particulier du tirzépatide
Stylo de tirzépatide Mounjaro

Le cas particulier du tirzépatide

Le tirzépatide, la molécule de Mounjaro, ne joue pas sur un seul récepteur mais sur deux : celui du GIP et celui du GLP-1. On parle pour cette raison de double agoniste, ou de GIP/GLP-1.

Selon le rapport d'évaluation européen, les récepteurs du GIP et du GLP-1 sont présents dans le pancréas, le cœur, les vaisseaux, l'intestin, le rein, et également dans les zones du cerveau qui régulent l'appétit. Les récepteurs GIP sont en plus présents sur les cellules graisseuses.

C'est pour cette raison que Mounjaro n'est pas, au sens strict, « un GLP-1 ». C'est un cousin très proche, avec un mécanisme supplémentaire.

05Quels traitements existent, et pour quoi
Représentation du signal d’un traitement GLP-1

Quels traitements existent, et pour quoi

Nom commercial

Molécule

Famille

Indication principale en Europe

Rythme

Mounjaro

tirzépatide

GIP + GLP-1

Diabète de type 2 et contrôle du poids

Hebdomadaire

Wegovy

sémaglutide

GLP-1

Contrôle du poids

Hebdomadaire

Ozempic

sémaglutide

GLP-1

Diabète de type 2

Hebdomadaire

Rybelsus

sémaglutide oral

GLP-1

Diabète de type 2

Quotidien

Saxenda

liraglutide

GLP-1

Contrôle du poids

Quotidien

Victoza

liraglutide

GLP-1

Diabète de type 2

Quotidien

Trulicity

dulaglutide

GLP-1

Diabète de type 2

Hebdomadaire

Le 21 mai 2026, le comité des médicaments à usage humain de l'Agence européenne des médicaments a rendu un avis favorable à l'ajout de comprimés de Wegovy pour le contrôle du poids. Cet avis est une étape intermédiaire, pas la confirmation d'une disponibilité en France.

Wegovy et Ozempic, la confusion la plus fréquente

Ces deux médicaments contiennent la même molécule, le sémaglutide. Ce ne sont pourtant pas les mêmes médicaments : dosages et indications officielles diffèrent. Ozempic relève du diabète de type 2, Wegovy du contrôle du poids.

Utiliser l'un à la place de l'autre relève d'un usage hors autorisation de mise sur le marché. Cela contribue aussi aux tensions d'approvisionnement qui pénalisent directement les personnes diabétiques.

Les milligrammes ne se comparent pas

Il n'existe aucune table de conversion officielle entre sémaglutide et tirzépatide. 5 mg d'un produit ne « valent » pas 5 mg de l'autre. Un changement de molécule suppose une nouvelle stratégie décidée par le prescripteur, pas une équivalence arithmétique.

06À qui ces traitements s'adressent
Échange avec une professionnelle de santé

À qui ces traitements s'adressent

Pour le contrôle du poids, le résumé officiel des caractéristiques du produit, côté européen, vise les adultes avec un indice de masse corporelle initial :

  • supérieur ou égal à 30 kg/m², situation d'obésité ;
  • ou compris entre 27 et 30 kg/m², situation de surpoids, en présence d'au moins une comorbidité liée au poids : hypertension artérielle, dyslipidémie, prédiabète ou diabète de type 2, syndrome d'apnées obstructives du sommeil, maladie cardiovasculaire.

Pour Wegovy, l'indication couvre également les adolescents à partir de 12 ans répondant à des critères précis.

Dans tous les cas, l'indication précise « en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique ». Ce n'est pas une formule de politesse administrative : c'est le cadre dans lequel ces médicaments ont été évalués.

Autorisation et remboursement sont deux choses différentes

L'autorisation européenne dit dans quels cas un médicament peut être prescrit. Le remboursement dit dans quels cas l'Assurance Maladie participe au coût. Les critères français de remboursement sont nettement plus restrictifs que l'autorisation.

Le détail figure dans le guide Prescription et remboursement en France.

07Pourquoi on commence toujours par la dose la plus basse
Progression prudente des doses d’un traitement

Pourquoi on commence toujours par la dose la plus basse

Parce que ce sont exactement les effets décrits plus haut, ralentissement digestif et action centrale, qui provoquent nausées, remontées acides et troubles du transit quand tout arrive d'un coup.

La montée progressive des doses, appelée titration, existe pour laisser au corps le temps de s'adapter. Ce n'est pas une file d'attente vers la dose maximale : c'est un cadre de sécurité. Rester longtemps à une dose basse qui fonctionne n'est ni un retard ni un échec.

Le détail des paliers est ici : Mounjaro : dosages, paliers et titration.

08Wegovy en pratique : paliers, stylo et oublis
Stylo Wegovy du laboratoire Novo Nordisk

Wegovy en pratique : paliers, stylo et oublis

La montée de dose décrite plus haut suit un calendrier précis, propre à chaque molécule. Voici celui de Wegovy. Pour Mounjaro, le détail figure dans le guide dédié aux paliers.

Les cinq paliers

Période

Dose hebdomadaire

Semaines 1 à 4

0,25 mg

Semaines 5 à 8

0,5 mg

Semaines 9 à 12

1 mg

Semaines 13 à 16

1,7 mg

À partir de la semaine 17

2,4 mg, dose d'entretien

La dose d'entretien de 2,4 mg est donc atteinte en seize semaines. Cette progression n'existe que pour une raison : réduire la fréquence des symptômes digestifs.

En cas de symptômes digestifs importants, le résumé des caractéristiques du produit prévoit explicitement de retarder l'augmentation ou de revenir au palier précédent jusqu'à amélioration. Redescendre d'un palier fait partie du mode d'emploi, ce n'est pas un échec.

Une dose de 7,2 mg par semaine existe également. Elle peut être proposée après au moins quatre semaines à 2,4 mg, et uniquement chez les adultes dont l'indice de masse corporelle était supérieur ou égal à 30 kg/m² au début du traitement. En l'absence d'amélioration supplémentaire du poids à cette dose, le résumé des caractéristiques du produit demande de revenir à 2,4 mg. Concrètement, une dose de 7,2 mg s'administre en trois injections de 2,4 mg à la suite, espacées d'au moins 5 cm.

Chez les adolescents de 12 ans et plus, le schéma est le même, jusqu'à 2,4 mg ou jusqu'à la dose maximale tolérée. Au-delà de 2,4 mg, les doses ne sont pas recommandées dans cette tranche d'âge.

L'injection

L'injection est sous-cutanée, une fois par semaine, à n'importe quel moment de la journée, pendant ou en dehors des repas. Les sites possibles sont l'abdomen, la cuisse ou le haut du bras, et changer de site ne demande aucun ajustement de dose. Ce traitement ne doit jamais être injecté en intraveineux ni en intramusculaire.

Avec le stylo prérempli à dose unique, le stylo s'appuie fermement contre la peau jusqu'à ce que la barre jaune se soit immobilisée. L'injection dure environ 5 à 10 secondes.

Changer de jour, oublier une injection

Le jour de l'injection peut être changé si besoin, à condition de laisser au moins trois jours, soit plus de 72 heures, entre deux doses.

En cas d'oubli, la règle officielle tient en un chiffre : cinq jours. Si l'oubli date de moins de cinq jours, la dose se rattrape dès que possible. Si plus de cinq jours se sont écoulés, on ne rattrape pas : on saute cette dose et on reprend au jour normalement prévu. Après plusieurs oublis consécutifs, le résumé des caractéristiques du produit recommande d'envisager une reprise à une dose plus basse, ce qui se décide avec le prescripteur.

Vivre avec le traitement

09Les effets indésirables
Une personne fait le point sur des effets ressentis

Les effets indésirables

Très fréquents

Les effets digestifs dominent largement : nausées, diarrhée, vomissements, constipation, troubles de la digestion, diminution de l'appétit. Ils apparaissent surtout au début du traitement et lors des augmentations de dose, et s'atténuent le plus souvent avec le temps.

Autres effets rapportés

Fatigue, maux de tête, ballonnements, éructations, réactions au point d'injection, chute de cheveux transitoire lorsque la perte de poids est rapide.

Chez les personnes vivant avec un diabète et traitées par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants, le risque d'hypoglycémie est augmenté.

Plus rares, mais qui imposent un avis médical

Pancréatite aiguë, calculs biliaires, déshydratation avec retentissement rénal, réaction allergique. Un signal de sécurité concernant une atteinte du nerf optique a par ailleurs été ajouté au niveau européen en 2025, avec une fréquence estimée très rare.

Signal d'alerte. Une douleur abdominale intense et persistante, irradiant parfois vers le dos, avec ou sans vomissements, impose d'arrêter le traitement et de consulter sans attendre. Idem en cas d'impossibilité de boire pendant plus de 24 heures, de vomissements incoercibles, ou de trouble visuel brutal.

La liste complète figure dans la notice et dans le résumé des caractéristiques du produit. Les effets ressentis au quotidien et ce qui aide sont détaillés ici : Effets ressentis et solutions du quotidien.

10Contre-indications et précautions

Contre-indications et précautions

La contre-indication formelle est l'allergie à la substance active ou à l'un des composants.

Des précautions particulières s'appliquent notamment en cas d'antécédent de pancréatite, de maladie digestive sévère ou de gastroparésie, d'insuffisance rénale sévère, de rétinopathie diabétique évolutive. Ces traitements ne sont pas destinés au diabète de type 1.

Seul le médecin prescripteur peut établir si une situation individuelle est compatible. La liste officielle et complète figure au résumé des caractéristiques du produit.

11Grossesse, contraception et allaitement
Consultation consacrée aux précautions médicales

Grossesse, contraception et allaitement

Le sémaglutide et le tirzépatide ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse. Une contraception est recommandée pendant le traitement chez les personnes susceptibles d'être enceintes. Le délai d'arrêt avant un projet de grossesse n'est pas identique pour toutes les molécules : il faut suivre le RCP du médicament concerné et l'avis du prescripteur.

Les recommandations d'allaitement diffèrent également selon la molécule. Le RCP européen de Wegovy indique de ne pas utiliser le sémaglutide pendant l'allaitement. La version européenne actuelle du RCP de Mounjaro indique au contraire que le tirzépatide pourrait être envisagé pendant l'allaitement après une évaluation médicale. Il ne faut donc pas écrire une interdiction générale valable pour tous les traitements.

Un autre point mérite une attention particulière : le tirzépatide ralentit la vidange gastrique et modifie l'absorption d'un contraceptif oral lors de la première dose. Le RCP européen estime cette diminution sans pertinence clinique et ne demande pas d'ajustement. Les autorités britannique, américaine et australienne recommandent toutefois, par précaution, d'ajouter une méthode barrière ou d'utiliser une contraception non orale pendant les quatre semaines suivant le début du tirzépatide et les quatre semaines suivant chaque augmentation de dose.

Cette différence entre recommandations doit être expliquée clairement, sans présenter la recommandation étrangère comme une règle européenne. Si vous prenez une contraception orale, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant de commencer et lors de chaque changement de palier.

12Interactions
Consultation consacrée aux précautions médicales

Interactions

Le ralentissement de la digestion peut retarder ou diminuer l'absorption des médicaments pris par voie orale, en particulier au début du traitement et lors des hausses de dose. La prudence s'impose pour les médicaments à marge thérapeutique étroite et pour ceux dont on attend un effet rapide.

Signalez systématiquement l'ensemble de vos traitements à votre médecin et à votre pharmacien.

13Ce que ces traitements ne sont pas

Ce que ces traitements ne sont pas

Les appeler simplement « coupe-faim » est réducteur. Ces traitements diminuent bien la faim, les envies alimentaires et les apports chez de nombreuses personnes. Cette action fait partie de leur mécanisme. Mais ils agissent aussi sur la glycémie et la digestion, par des voies hormonales différentes des anciens médicaments amaigrissants stimulants. Ce n'est ni la même famille, ni le même fonctionnement.

Ce n'est pas automatique. Les résultats des essais cliniques sont des moyennes. Certaines personnes répondent très fortement, d'autres peu. Ce n'est ni un mérite ni un échec personnel.

Ce n'est pas de la triche. L'obésité est reconnue comme une maladie chronique. Traiter une maladie chronique avec un médicament, c'est la définition de la médecine.

Ce n'est pas un traitement que l'on gère seul dans son coin. Quand la faim disparaît, il devient facile de manger trop peu, de manquer de protéines et de se déshydrater sans s'en apercevoir. C'est ce qui explique une bonne partie des effets secondaires et de la perte de masse musculaire. Voir Alimentation, protéines et hydratation.

Ce n'est pas une cure de trois mois. La question de l'après se prépare pendant le traitement, pas au dernier moment. Voir Paliers, stagnations et stabilisation.

Ce n'est pas un produit à acheter en ligne. Ces médicaments ne s'obtiennent que sur ordonnance, en pharmacie. Tout ce qui se vend sur un groupe, une messagerie ou un site étranger sous le nom de « peptide » expose à des produits non contrôlés. L'ANSM a alerté publiquement sur ces trafics.

14Et si j'arrête ?
Carnet de suivi posé sur une table

Et si j'arrête ?

Ces traitements agissent tant qu'ils sont pris. À l'arrêt, l'appétit revient généralement et une reprise de poids partielle ou totale est fréquente, comme pour la plupart des traitements de maladies chroniques que l'on interrompt.

Cela ne veut pas dire que l'arrêt est impossible. Cela veut dire qu'il se prépare, avec le prescripteur, et qu'il s'accompagne. Un arrêt brutal décidé seul est le scénario le moins favorable.

15Surveillance
Carnet de suivi posé sur une table

Surveillance

Ces médicaments font l'objet d'une surveillance renforcée en Europe. Tout effet indésirable suspecté peut être déclaré, y compris par le patient lui-même, sur le portail officiel de signalement du ministère de la Santé. Ce n'est pas une démarche réservée aux professionnels, et c'est ce qui permet de détecter les signaux rares.

16Lexique

Lexique

Incrétine : hormone digestive libérée au moment du repas. GLP-1 et GIP en sont deux.

Agoniste : molécule qui se fixe sur un récepteur et déclenche la même réponse que l'hormone naturelle.

Analogue : molécule construite pour ressembler à une substance naturelle.

Titration : montée progressive et encadrée des doses.

AMM : autorisation de mise sur le marché.

RCP : résumé des caractéristiques du produit, document officiel destiné aux professionnels, plus détaillé que la notice.

IMC : indice de masse corporelle, poids divisé par la taille au carré.

Comorbidité : autre problème de santé associé, ici lié au poids.

Hors AMM : usage d'un médicament en dehors des situations pour lesquelles il a été autorisé.

17À retenir

À retenir

Le GLP-1 est une hormone naturelle. Ces traitements en prolongent l'effet. Ils agissent sur la glycémie, sur la vitesse de digestion et sur les signaux de faim envoyés au cerveau. Ils sont soumis à prescription médicale obligatoire, ils ont des effets indésirables et des précautions réelles, et ils ne fonctionnent bien qu'avec un suivi et un accompagnement.

Comprendre ce mécanisme, c'est déjà arrêter d'avoir peur de ce que l'on prend.

18Pour aller plus loin

Après l’injection

Suivez la molécule, étape par étape

Touchez une étape pour comprendre la montée, le pic, la diminution puis l’équilibre au fil des injections.

Jour 0

La dose est injectée sous la peau

La molécule commence à passer progressivement du tissu sous-cutané vers la circulation. Elle n’agit pas comme un produit qui atteint son maximum immédiatement.

Demi-vie
environ 5 jours
Rythme prescrit
une injection par semaine
Exposition plus régulière
après environ 4 semaines
À ne pas confondre

Le pic dans le sang, l’effet ressenti et l’évolution du poids sont trois choses différentes. Ne modifiez jamais le jour, la dose ou l’intervalle sans avis médical.

Repères pharmacocinétiques issus des RCP européens. Mounjaro — EMA · Wegovy — EMA

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Comprendre les indications, le suivi et les limites avec des équipes hospitalières.

Dans cette sélection

Ces contenus ne remplacent pas les conseils personnalisés de votre médecin, pharmacien ou diététicien. Les vidéos des fabricants sont identifiées comme telles.

Questions fréquentes

Mounjaro est-il un GLP-1 ?

Pas exactement. Le tirzépatide agit sur deux récepteurs, GIP et GLP-1. C'est un double agoniste. Il est souvent rangé dans la même catégorie par commodité de langage.

Wegovy et Ozempic, c'est pareil ?

Même molécule, le sémaglutide, mais deux médicaments distincts avec des dosages et des indications officielles différentes. Ils ne sont pas interchangeables.

Est-ce que c'est un coupe-faim ?

Le terme est trop réducteur. Ces traitements diminuent effectivement la faim et les envies alimentaires, mais ils agissent également sur la glycémie et la digestion. Leur fonctionnement hormonal n'est pas celui des anciens coupe-faim stimulants.

Faut-il obligatoirement arriver à la dose maximale ?

Non. Plusieurs doses d'entretien sont recommandées, et la plus élevée n'est pas un objectif à atteindre.

Peut-on obtenir ces traitements sans ordonnance ?

Non. Ce sont des médicaments à prescription médicale obligatoire, délivrés en pharmacie. Tout le reste relève du marché illégal.

Est-ce que je vais tout reprendre si j'arrête ?

Une reprise est fréquente, partielle ou totale. C'est la raison pour laquelle l'arrêt se prépare avec le prescripteur plutôt qu'il ne s'improvise.

Est-ce que ces traitements font perdre du muscle ?

Toute perte de poids importante s'accompagne d'une perte de masse maigre. Un apport suffisant en protéines et une activité physique régulière limitent le phénomène. C'est un point à aborder en consultation.

Combien de temps avant de ressentir quelque chose ?

Cela varie beaucoup d'une personne à l'autre. Certaines notent un changement dès les premiers jours, d'autres seulement après plusieurs paliers.

Combien de temps faut-il pour atteindre la dose d'entretien de Wegovy ?

Seize semaines, en cinq paliers : 0,25 mg pendant quatre semaines, puis 0,5 mg, 1 mg, 1,7 mg, et enfin 2,4 mg à partir de la semaine 17. En cas de symptômes digestifs importants, retarder une augmentation ou revenir au palier précédent est prévu par le résumé officiel des caractéristiques du produit.

Que faire si j'oublie une injection de Wegovy ?

Si l'oubli date de moins de cinq jours, la dose se rattrape dès que possible. Au-delà de cinq jours, elle ne se rattrape pas : on saute cette dose et on reprend au jour normalement prévu. Après plusieurs oublis consécutifs, une reprise à une dose plus basse doit être envisagée avec le prescripteur.

Peut-on changer le jour de son injection hebdomadaire ?

Oui, à condition de laisser au moins trois jours, soit plus de 72 heures, entre deux injections. Une fois le nouveau jour choisi, le rythme hebdomadaire reprend normalement.

Corrections

  • 03/08/2026 : Ajout d'une section sur les paliers, l'injection et les oublis de Wegovy, et des vidéos de démonstration des laboratoires. (La page décrivait la titration sans donner le calendrier de Wegovy, et ne renvoyait qu'aux paliers de Mounjaro.)

Les contenus sont rédigés à partir de sources fiables et officielles, mais ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé. Ce site ne personnalise aucun traitement, aucune dose et aucun rythme.