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GLP-1 et nutrition : l’accompagnement devrait commencer dès le début du traitement
Dans JAMA, des spécialistes rappellent que la faim peut diminuer très vite sous sémaglutide ou tirzépatide : l’accompagnement nutritionnel devrait commencer dès le début, voire avant. Et à quatre jours de l’EASD, les sujets que je vais suivre à Milan.

L’actualité GLP-1 était plutôt calme côté nouvelles études, mais une publication parue le 23 septembre dans JAMA, « Lifestyle Modification and Incretin Therapy for Individuals With Obesity », tombe très bien avant le congrès.
Ne pas attendre que les problèmes arrivent
Des spécialistes reviennent sur un point important avec les traitements comme le sémaglutide et le tirzépatide : la baisse de la faim, de l’appétit et des envies alimentaires peut commencer très rapidement après le début du traitement.
Leur message : l’accompagnement nutritionnel ne devrait pas commencer plusieurs semaines plus tard, quand la personne mange déjà beaucoup moins. Il devrait idéalement être mis en place dès le début, voire avant le démarrage.
Pourquoi ? Parce que manger moins ne veut pas dire manger suffisamment de protéines, de vitamines et de minéraux. L’objectif est aussi de limiter les carences, de mieux gérer les effets digestifs, de préserver au maximum la composition corporelle et de préparer le maintien du poids sur le long terme.
Ce n’est pas une nouvelle étude clinique montrant qu’une méthode nutritionnelle fonctionne mieux qu’une autre. C’est un échange d’experts qui insiste sur l’importance d’intégrer la nutrition très tôt dans le parcours.
Et maintenant, direction l’EASD
Parmi les sujets que je vais suivre sur place, d’après les programmes publiés par Lilly et Novo Nordisk :
- Rétatrutide (TRIUMPH-2), mercredi matin : Lilly a déjà annoncé, dans ses communiqués, jusqu’à 20,8 % de perte de poids moyenne et jusqu’à 1,6 point d’HbA1c en moins à 80 semaines, chez des personnes avec obésité ou surpoids et diabète de type 2. Je veux voir les données complètes et la tolérance.
- Tirzépatide (SURPASS-CVOT), mercredi matin : le risque cardiovasculaire chez des personnes diabétiques ayant déjà une maladie cardiovasculaire.
- Orforglipron (ACHIEVE), jeudi matin : le GLP-1 oral de Lilly, sans injection.
- EloraTZP, mercredi après-midi : l’association tirzépatide et eloralintide, qui agit sur la voie de l’amyline.
- Chez Novo Nordisk : CagriSema, zenagamtide, sémaglutide, l’amyline, la composition corporelle, la MASH et le « food noise ».
Ce que je veux surtout ramener de Milan, ce sont les réponses à vos vraies questions : la masse musculaire, le maintien du poids, l’espacement des injections, la faim et les compulsions, la tolérance des nouvelles associations, les bénéfices au-delà du poids, et ce qui relève vraiment de la preuve.
Les contenus sont rédigés à partir de sources fiables et officielles, mais ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé. Ce site ne personnalise aucun traitement, aucune dose et aucun rythme.
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