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France & réglementation

Obésité en France : que recouvre vraiment le chiffre de 12,7 milliards d’euros ?

Asterès estime à 12,7 milliards d’euros le coût de l’obésité pour la collectivité en 2024. Un chiffre à lire comme une estimation économique, pas comme le prix futur d’un remboursement des traitements.

Une personne tient un comprimé et un verre d’eau
Towfiqu barbhuiya / Pexels · Pexels License

Le chiffre impressionne, mais il doit être replacé dans son cadre. Asterès estime le coût médical et socio-économique attribuable à l’obésité en France en 2024. Cette publication nourrit le débat sur la prévention et les soins ; elle ne constitue pas une décision de remboursement des médicaments.

À retenir

  • L’estimation la plus récente d’Asterès atteint 12,7 milliards d’euros pour 2024, contre environ 10,7 milliards sur la base 2020 révisée.
  • Selon l’étude, 98 % du coût médical estimé est lié aux complications associées à l’obésité.
  • Il s’agit d’une modélisation économique comportant des hypothèses, et non d’un montant directement facturé aux personnes concernées.

Que comprend cette estimation ?

Asterès additionne des dépenses médicales attribuables à l’obésité et des pertes socio-économiques. Le cabinet estime que l’Assurance Maladie en supporterait environ 10,2 milliards d’euros, les complémentaires 1,5 milliard et les entreprises 1 milliard.

Le diabète, les maladies cardio-neurovasculaires et certains cancers figurent parmi les complications les plus coûteuses dans le modèle.

Pourquoi le chiffre de 10,6 milliards circule encore

La première version de l’étude portait sur l’année 2020. Asterès indique avoir révisé cette estimation à environ 10,7 milliards d’euros en intégrant notamment les DROM-COM, puis l’avoir actualisée à 12,7 milliards pour 2024.

Présenter aujourd’hui 10,6 milliards comme le chiffre actuel serait donc incomplet.

Pourquoi c’est important

Cette estimation rappelle que l’obésité est une maladie chronique associée à de nombreuses complications et que le débat économique ne se limite pas au prix des médicaments.

Elle peut alimenter une réflexion sur la prévention, le parcours de soins et le rapport coût-bénéfice des prises en charge. Mais elle ne démontre pas, à elle seule, qu’un traitement particulier serait rentable ou devrait être remboursé.

Ce que cette étude ne change pas

Aucune autorité française n’a annoncé, à partir de cette étude, de nouvelle condition de prescription ou de remboursement de Mounjaro, Wegovy ou d’un autre traitement.

Les décisions de remboursement reposent sur des évaluations réglementaires, médicales et économiques distinctes.

Les contenus sont rédigés à partir de sources fiables et officielles, mais ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé. Ce site ne personnalise aucun traitement, aucune dose et aucun rythme.

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