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Tirzépatide ou sémaglutide : ce que montre cette nouvelle analyse de SURMOUNT-5

Une analyse publiée le 11 juillet applique les critères japonais de prise en charge de l’obésité à une partie de l’essai SURMOUNT-5. Les résultats éclairent la comparaison, sans créer une règle pour la France.

Deux scientifiques travaillent dans un laboratoire
Edward Jenner / Pexels · Pexels License

Le 11 juillet 2026, une analyse secondaire de l’essai mondial SURMOUNT-5 a été publiée dans Current Medical Research and Opinion. Elle s’intéresse aux participants qui répondaient aux critères japonais d’une obésité nécessitant un traitement médicamenteux.

À retenir

  • L’analyse porte sur 383 des 750 participants de SURMOUNT-5.
  • À 72 semaines, la variation moyenne estimée du poids était de −20,1 % avec la tirzépatide et de −12,9 % avec le sémaglutide dans cette sous-population.
  • Ce résultat ne permet pas de choisir seul un traitement et ne change aucune règle française.

Pourquoi cette publication n’est pas un nouvel essai

Les chercheurs ont repris les données de SURMOUNT-5, un essai comparatif déjà réalisé, pour isoler les personnes correspondant aux critères de la Japan Society for the Study of Obesity. Il s’agit donc d’une analyse de sous-population, pas d’un nouveau recrutement de patients.

Sur les 750 participants de l’essai global, 383 entraient dans cette analyse : 190 dans le groupe tirzépatide et 193 dans le groupe sémaglutide.

Une analyse secondaire peut apporter un éclairage utile, mais elle reste liée au protocole et à la population de l’essai d’origine.

Quels résultats ont été observés à 72 semaines ?

Dans cette sous-population, la réduction moyenne estimée du poids était de 20,1 % avec la tirzépatide, contre 12,9 % avec le sémaglutide. La différence estimée entre les groupes était de 7,2 points de pourcentage.

Ces moyennes décrivent des groupes. Elles ne prédisent ni la perte de poids individuelle, ni la tolérance, ni la dose qu’une personne pourra atteindre.

Pourquoi les critères japonais comptent

Au Japon, les seuils d’IMC et les troubles de santé associés utilisés pour définir l’obésité nécessitant un traitement diffèrent des repères français. Les auteurs ont notamment retenu des situations associant IMC, hypertension, dyslipidémie et autres troubles liés au poids.

Il serait donc incorrect de transposer directement les pourcentages ou les critères de cette publication au remboursement français.

Ce que l’étude ne permet pas de conclure

Elle ne démontre pas qu’un médicament convient mieux à toutes les personnes. Le choix dépend aussi de l’indication autorisée, des antécédents, de la tolérance, des traitements associés, des préférences et du suivi médical.

Plusieurs auteurs sont affiliés à Eli Lilly, le laboratoire qui développe la tirzépatide. Cette information ne rend pas les résultats invalides, mais elle doit rester visible dans la lecture critique de la publication.

Les contenus sont rédigés à partir de sources fiables et officielles, mais ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé. Ce site ne personnalise aucun traitement, aucune dose et aucun rythme.

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