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Avant-première EASD 2026 : après un diabète gestationnel, le diabète de type 2 pourrait survenir près de 13 ans plus tôt
Chez des femmes ayant développé un diabète de type 2, celles qui avaient connu un diabète gestationnel ont été diagnostiquées près de 13 ans plus tôt. Une étude présentée à l’EASD 2026, à lire avec les précautions nécessaires.

Les premières informations presse de l’EASD 2026 à Milan commencent à arriver. Celle-ci mérite qu’on s’y arrête : chez des femmes ayant déjà développé un diabète de type 2, celles qui avaient eu auparavant un diabète gestationnel ont été diagnostiquées, en médiane, presque treize ans plus tôt que les autres.
À retenir
- L’étude porte sur 2 865 femmes vivant avec un diabète de type 2 ; 173 avaient eu un diabète gestationnel.
- L’âge médian au diagnostic était de 43,5 ans après un diabète gestationnel, contre 56,3 ans sans cet antécédent.
- Il s’agit d’une communication orale de congrès, sans article scientifique complet publié à ce stade : ces résultats doivent encore être confirmés.
Presque treize ans d’écart au moment du diagnostic
Les chercheurs ont étudié 2 865 femmes atteintes de diabète de type 2 dans une cohorte danoise. Parmi elles, 173 avaient connu un diabète gestationnel lors d’une grossesse.
Dans ce groupe, l’âge médian au diagnostic du diabète de type 2 était de 43,5 ans, contre 56,3 ans chez les femmes sans antécédent de diabète gestationnel. Environ quatre femmes sur dix ayant eu un diabète gestationnel avaient reçu leur diagnostic avant 40 ans, contre environ six sur cent parmi les autres.
Ce résultat ne signifie pas que toutes les femmes ayant eu un diabète gestationnel développeront un diabète de type 2. L’étude compare uniquement des femmes chez qui ce diabète était déjà apparu.
Un recours à l’insuline plus fréquent
Les femmes ayant eu un diabète gestationnel étaient aussi plus nombreuses à recevoir de l’insuline après l’installation de leur diabète de type 2 : 10,4 %, contre 5,2 % chez les autres participantes.
Les chercheurs ont également observé un taux de C-peptide plus bas. Ce marqueur aide à estimer la quantité d’insuline que le pancréas produit encore. Un taux plus faible peut suggérer une production d’insuline moindre, mais ce résultat ne permet pas, à lui seul, de décrire l’évolution individuelle d’une personne.
En revanche, l’IMC, la glycémie et l’HbA1c étaient assez proches entre les deux groupes. L’HbA1c est une prise de sang qui donne une estimation de la glycémie moyenne sur les deux à trois derniers mois.
Pourquoi le suivi reste important après la grossesse
Un diabète gestationnel disparaît souvent après l’accouchement, mais il peut rester un marqueur de risque pour les années suivantes. Le message n’est pas celui d’une fatalité : il s’agit plutôt d’une information à conserver dans son dossier et à rappeler aux professionnels de santé qui assurent le suivi.
Ces données renforcent l’intérêt d’un suivi régulier dans la durée. Elles ne permettent ni de prédire ce qui arrivera à une personne, ni de remplacer les examens et conseils de son médecin.
Si vous avez eu un diabète gestationnel, ne modifiez rien seule sur la base de cette étude. Parlez de votre suivi à votre médecin, qui connaît votre situation personnelle.
Une avant-première à lire avec du recul
Cette étude sera présentée à Milan sous forme de communication orale, la présentation n°173. Il n’existe pas encore d’article scientifique complet publié à ce stade. Les chiffres proviennent donc d’un communiqué de presse de congrès et devront être examinés avec les méthodes détaillées et les échanges scientifiques sur place.
C’est précisément le type de résultat que je vais suivre pendant l’EASD : ce qu’il montre réellement, ses limites, et ce qu’il peut — ou non — changer dans la vie des patients.
La cagnotte atteint maintenant 677 €
Merci énormément à toutes les personnes qui participent ou qui partagent. Cette aide finance le déplacement à Milan et me permet de couvrir le congrès au maximum pour vous ramener les études, les annonces et les nouveautés importantes.
La participation proposée par la plateforme au moment du paiement est modifiable : vous pouvez l’ajuster ou la retirer. Soutenir la couverture reste bien sûr entièrement facultatif.
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